Égaré dans les épines et les éclats d'or
Attiré là par l'odeur de noix de coco
je me suis perdu, perdu pour ce monde.
Le bois de tes doigts met ma peau en sang
glyphe rouges sur mes poignets
sigils enflammés.
Tu plantes tes griffes, je mords ta chair
amour comestible, amuse-bouche amer.
Mes lèvres écorchées par ton baiser
protéines viandeuses pour ta faim dévorante
tu lèches la moindre calorie hors de mes veines.
Écoute écoute
je me plains peut être
le sel est ton air, les embruns mon poison
jour de labour pour mon visage
sa charrue trace ses sillons.
C'est le vent qui pique mes yeux
ses aiguilles affûtées soulèvent ton parfum
et le mêle a celui des épices sauvages
tu embaume les lieux
c'est le vent qui pique mes yeux
sa couleur est celle de l'eau
mes paupières sont des nappes de pique-nique
sur les quelles tu festoies
le fouet de tes branches acérées
dessinent des stigmates
dernière cène sur la dune
une couronne d'épine pour moi
je me meurt à tes pieds
enveloppé dans ton volume touffu
laisse mes cendres s’envoler
pas de croix pour moi
Sacrifice inutile mais tellement romantique
photogénique, dramatique
je laisse la brise blanchir mes os
martyr de ton odeur de cacao
de tes fleurs de soleil, de ton goût de thé.
Mon Ajonc,
c'est près de toi que j'ai choisi de m'allonger.